VERSAILLES

« A Versailles on ne marche pas, on glisse. »

 

  Cette année le thème de la pièce de théâtre tourne autour du Roi Soleil donc le 27 septembre nous sommes allés au château de Versailles, accompagnés de M. Veillard, notre professeur d'histoire, Mme Debbah, notre professeur de français et nos deux professeurs de théâtre. 

Nous avons commencé par visiter l’opéra en deux groupes différents avec un guide. L’opéra est une pièce qui n’a pas été construite par Louis XIV mais plus tard, par Louis XV. Car Louis XIV abandonne l’idée de l’opéra pour se concentrer sur la construction de la chapelle dont le chantier se termine en 1710. La salle est principalement faite de bois ce qui est bénéfique pour l’acoustique  mais qui peut être dangereux en cas d’incendies.

  Donc le théâtre a été inauguré par Louis XV, l’arrière petit fils de Louis XIV, à l’occasion de l’union avec Marie-Antoinette. La salle de l’opéra peut se transformer en rajoutant un plancher pour agrandir le plancher, ce qui a été effectué pour la réception et le bal. La scène fait 800 m2, la salle 340 m2, 12 mètres de haut et 12 mètres en dessous pour la machinerie.

La présentation de l’opéra nous a permis de voir où jouaient les artistes de l’époque et comparer avec les scènes d’aujourd’hui.

  Bref, cette journée fut mémorable. Entre quelques fous rires nous en avons beaucoup appris sur le Roi Soleil et nous avons tissé des liens. Cette journée est le début d’une grande aventure…

 

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La Gloire Pour Tout Le Monde

Jeudi 7 novembre 2019, nous sommes allés au centre culturel Jean Vilar à Marly le Roi pour assister à la représentation théâtrale de la Gloire pour tout le Monde,pièce écrite et mise en scène par notre professeure de théâtre Anne-Sophie Nédélec. Sept acteurs seulement se partageaient vingt-quatre rôles dans une pièce d’une heure et demi !  Les personnages, très bien pensés et caractérisés réfléchissaient l’ambiance d’une guerre sans pitié, la guerre de 14/18. En effet, cette pièce relate la vie des femmes françaises au cours de la Première Guerre Mondiale. Elle présente plusieurs aspects différents de la guerre comme les pénuries, les blessés, la peur constante et surtout, le travail des femmes dans les usines de munitions, les hôpitaux militaires et les champs. En effet, les hommes étant partis à la guerre, les femmes n’ont d’autre choix que de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Dans les campagnes, elles doivent s’unir et mettre leurs différents de côté pour assurer le bon développement de leurs cultures. En ville, la femme d’un propriétaire d’une usine de casseroles décide de la transformer en usine de munitions. Elle emploie donc des femmes pour lesquelles cet emploi est indispensable. Mais le travail est long et épuisant. La rémunération n’est pas à la hauteur du travail effectué, ce qui entraine des grèves. S’opposent alors deux partis : les grévistes qui réclament du changement, et les mères de famille soucieuses de garder leur emploi pour assurer l’éducation de leurs enfants. Enfin, les blessés de guerre nécessitent des soins intensifs que la Croix Rouge seule ne peut assurer. Nous voyons donc deux jeunes femmes volontaires arriver dans un hôpital militaire, mais reçues par un directeur sexiste et macho, montrant le traitement que recevaient les femmes à cette époque.

Les transitions sont faites de sorte à ce que le spectateur comprenne bien les changements de décors, de personnages et d’ambiance. La musique lente et douce, qui accompagne les changements de scènes, est en adéquation avec le thème de la pièce. Les comédiens font en sorte que les lieux paraissent différents tout en gardant le même décor. Pour cela, ils usent du déplacement des objets ou meubles mis à disposition (en l’occurrence des caisses) et font varier les effets de lumière.

Etant seulement 7 pour de nombreux rôles, ils doivent se changer très rapidement. Les costumes d’époque sont très réalistes.

Cette pièce est rythmée et nous sommes rapidement plongés dans le quotidien, les problèmes, et les préoccupations de ces jeunes femmes.

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Adieu M. Haffman

 

Ce vendredi 29 Novembre, nous sommes allés voir la fameuse pièce de théâtre « Adieu M.Haffmann », écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, et remplie d’émotions et de rire qui ne laisse personne indifférent : c’est à la fois une leçon d’histoire et une leçon de savoir vivre. Elle s’adresse a tous les âges : à la fois pour vos grands parents qui ont surement du subir la guerre, a vos parents et mêmeà vous qui riraient pendant certaines scènes cocasses !

Cette pièce nous plonge durant la seconde guerre mondiale ou les juifs sont déportés en masse dans des camps de concentration. M. Haffmann, juif et père de famille, est détenteur d’une bijouterie. Au bord de la faillite due à sa religion, il va léguer sa boutique à son employé, Pierre Vigneau. Il lui demande en contrepartie de l’héberger clandestinement et de le cacher chez lui dans sa cave. Or Pierre est stérile, sa bien-aimée et lui-même auraient adoré avoir des enfants, il va donc avoir l’idée farfelue de demander à monsieur Haffmann d’avoir un rapport sexuel avec sa femme pour pouvoir enfin et avec bonheur avoir une descendance. Tout au long de la pièce des désaccords naissent entre les personnages : tout d’abord les mois passent et des doutes s’installent : toujours aucun bébé à déclarer. Pierre va ensuite découvrir que sa femme écrit des lettres à la place de M.Haffmann à destination de sa famille, en Suisse. On rappelle qu’en ces temps la censure était de mise et chaque lettre était lue par la police avant d’être réellement transmise. Ainsi si une lettre était déclarée suspecte les auteurs se trouvaient instantanément interpellés. La bijouterie n’a jamais aussi bien marché, mais la grande majorité des clients est nazie. Une tension palpable va commencer à se faire sentir entre l’hôte et le protégé. La femme de Pierre, de son côté, ne reconnait plus son mari, qui créée des liens avec ses clients nazis jusqu'à inviter à diner Otto, un grand chef nazi.

Jusqu’au deux tiersde la pièce, les scènes sont courtes et se suivent rapidement jusqu’au grand diner final,scène longue avec des répliques qui le sont tout autant. Les transitions entre chaque scène sont dans cette pièce à la fois originales et fluides : dans les premières minutes la bijouterie et la maison du couple se trouvent des deux côtés de la scène, Pierre passant de l’une à l’autre en la traversant.Ceci donne un rythme tonique qui nous maintient en haleine du début à la fin.

Parlons un peu de l’écriture : on peut observer une caractérisation des personnages très marquée, et une évolution de personnalités avec chacun des protagonistes étonnamment claire mais pas pour autant simpliste. Pierre par exemple, qui passe du salarié et mari exemplaire à l’homme qui se sent trahi de toutes parts et qui trouve son refuge dans l’argent qu’il gagne ; mais encore M.Haffmann, d’abord père séparé de sa famille qui se cache qui finit révolté en ayant assez de se cacher et voulant faire face aux nazis. L’interprétation de ces personnages par les comédiens était également spectaculaire, du talent à l’état pur ! Et cela a été confirmépar le prix théâtre 2017 de la fondation Barrière, une récompense prestigieuse.

Après cette première critique objective de la pièce, voici quelques avis personnels.

« Les comédiens ont merveilleusement bien joué, c’était donc un plaisir de les regarder. »

« J’ai apprécié cette belle pièce de théâtre qui était remplie de bonnes intentions ainsi que d’une magnifique leçon de vie, malgré le fait que le sujet était très sensible. J’ai malgré tout trouvé par moments que rythme était saccadé et répétitif, ce qui rendait certaines scènes longues et difficiles à suivre. »

« Les costumes étaient parfaits pour une pièce dramatique, ni trop extravagants, ni trop banals. »

« L’originalité était présente : par exemple les moments où l’acteur joue des claquettes ou encore lorsqu’il regarde un film seul et qu’il s’ennuie de plus en plus. »

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An American In Paris

Cette comédie musicale est à l’origine un film de Craig Lucas, sorti en 1951. Les musiques ont été créées par George Gershwin et Ira Gershwin. Mais depuis, le film a été adapté au théâtre grâce à la mise en scène et aux musiques de Christopher Wheeldon. Cette comédie a commencé à être jouée à Broadway puis au Théâtre du Châtelet pour la version française, depuis 2014.

Cette comédie musicale aux musiques et chorégraphies entrainantes raconte l’histoire de Jerry Mulligan, un américain qui a combattu pendant la seconde guerre mondiale. En arrivant à Paris, il rencontre Lise, une jeune ballerine, et c’est le coup de foudre. Malheureusement, cette dernière est promise à Henri, un homme qui l’a protégée pendant la guerre. Et rapidement l’intrigue se met en place : qui va-t-elle choisir ?Jerry, un séducteur déterminé ou Henri, le mari parfait ?

Les musiques sont autant joyeuses et rythmés que douces et émouvantes. De plus, on évolue dans un décor travaillé, avec des changements fluides et intégrés aux chorégraphies, ce qui nous plonge instantanément dans l’histoire.

"J’ai été vraiment impressionné par le professionnalisme des danseurs et par leur maîtrise vocale"

"Un mix de musiques absolument harmonieuses !"

"Très beaux jeux de décors !"

"Magnifique !"

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Le Misanthrope

Le vendredi 10 janvier nous sommes allés voir Le Misanthrope de Molière au Théâtre Alexandre Dumas mis en scène par Peter Stein avec Lambert Wilson dans le rôle d’Alceste. Nous avions déjà étudié cette pièce auparavant lors de nos cours de Français, nous ne découvrions donc pas le texte mais au contraire nous avions des attentes envers cette comédie. Malgré les très bons comédiens et les magnifiques costumes nous avons été déçus de la tournure qu’a prise la pièce. La pièce a été jouée de manière très classique, le plateau était nu et le rythme était lent. Nous aurions donc préféré un peu plus d’originalité qui nous aurait maintenus plus concentrés au fil de l’histoire. Néanmoins la fin fut inattendue et très bien mise en scène, le décor s’ouvrant sur un désert. La pièce se termina donc sur une bonne note.

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Mademoiselle Molière

Le vendredi 18 janvier, nous sommes allés voir Mademoiselle Molière, une pièce mise en scène par

d’Arnaud Denis et jouée par deux très bons acteurs Anne Bouvier et Christophe de Mareuil. Entre

Molière et Madeleine Béjart, sa compagne depuis 20 ans, semble s’ouvrir une brèche. Si leur

commune passion pour la comédie est intacte, lui regarde ailleurs sauf que la femme qu’il a en tête

d’épouser est la fille de Madeleine : Armande !

A l‘avant scène se déroulent les échanges privés du couple, tandis qu’en fond s’ouvre un second

espace de jeu qui révèle une sorte de petit théâtre inversé, lieu des représentations publiques. Anne

Bouvier en Madeleine Béjart fait preuve d’un jeu très profond, ferme et nourri, passant de la

fantaisie à l’émotion la plus intense, elle est épatante. Christophe de Mareuil affiche un jeu

d’insouciance teintée de torture sentimentale ou d’inquiétude. Quant à Mademoiselle Molière, nous

ne la verrons pas. Elle est au cœur de toutes leurs pensées et plane sur la pièce comme une

bénédiction pour l’un et une trahison pour l’autre. Une pièce historique sans être une pièce de

musée ennuyante, cette pièce est donc très captivante et intéressante, nous vous la conseillons !!!

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La Machine de Turing

Vous êtes le roi des sudokus, imbattable aux mots-croisés du dimanche ? Savez-vous que ce hobby nous a fait gagner la seconde guerre mondiale ? Que le plus grand héros de cette période n’est autre qu’Alan Turing ? Que cet homme, dont le nom n’a commencé à être mentionné que depuis une cinquantaine d’années, a réussi à décoder la machine de communication nazie ?

Imaginez-vous une suite de nombres et de lettres, dénuée à première vue de tout sens, et dont l’ordre change systématiquement à minuit pile. Imaginez-vous, après 23 heures et 59 minutes de travail acharné, voir partir en poussière tous vos efforts du jour et, avec eux de multiples vies. Vous venez d’entrevoir ENIGMA, l’instrument de communication des nazis, et, sans aucun doute, le problème le plus dur de tous les temps.  

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ENIGMA n’a pas été le seul combat mené par Alan Turing au cours de son existence, ni le plus dur. Au fil de la pièce, nous découvrons que ce génie des mathématiques, va en effet être confronté à une seconde énigme, qui semble, elle, dépourvue de toute solution : son homosexualité, sévèrement punie par la justice anglaise de l’époque. 

C’est dans cette lourde atmosphère que la pièce « la machine de Turing » emporte dès les premiers instants les spectateurs, leur faisant découvrir étape par étape la création de la machine qui aura chaque jour, décodé les messages ennemis, et que nous connaissons tous aujourd’hui sous le nom d’« ordinateur ». 

 

Dotée d’une ingénieuse mise en scène, principalement basée sur un écran, « La machine de Turing » nous permet de voyager dans de multiples lieux clés, tels que le tribunal ou encore la « fabrique de radios » où opérait en réalité le décryptage des communications nazies. Le tout est ponctué de scènes issues de l’enfance du protagoniste, notamment aux côtés de son premier amour : Christopher. 

Alan Turing, admirablement interprété par Benoît SOLES, et accompagné par le comédien aux multiples personnalités Amaury DE CRAYENCOUR, nous offre une représentation digne de ce nom qui mérite amplement ses quatre Molières. 

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